| «6 semaines de vacances pour tous» NON à l’initiative |
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L’initiative vise à augmenter de 50% le droit aux vacances. UVAM Tribune - Déposée par le syndicat Travail.Suisse, l’initiative populaire «6 semaines de vacances pour tous» ancrerait dans la Constitution un droit aux vacances payées de six semaines pour tous les travailleurs, quel que soit leur âge. En cas d’acceptation le 11 mars 2012, le droit aux vacances serait introduit progressivement : il passerait de 4 à 5 semaines la première année. Durant les cinq années suivantes, ce droit augmenterait d’un jour par an.
En Suisse, conformément au Code des obligations, les salariés ont droit à 4 semaines de vacances par an au minimum, et à 5 semaines jusqu’à l’âge de 20 ans révolus. Grâce aux conventions collectives de travail et aux réglementations individuelles des entreprises, de nombreux salariés bénéficient déjà de conditions nettement plus généreuses. Ces solutions flexibles et négociées avec les partenaires sociaux ont fait leurs preuves. D’après l’Office fédéral de la statistique, en 2010, les travailleurs de 20 à 49 ans ont eu droit à 4,8 semaines de vacances en moyenne et ceux de 50 ans et plus à 5,4 semaines.
Bulletin «Non à l'initiative des 6 semaines»
L’initiative mettrait en péril nos PME… Nos PME pâtissent déjà du franc fort, du net ralentissement économique mondial et du coût élevé de la main-d’œuvre en comparaison internationale. En cas d’acceptation de l’initiative, les PME devraient faire face à des coûts supplémentaires de plus de 6 milliards de francs par an. Elles devraient aussi se confronter à des difficultés organisationnelles accrues : encore plus d’absences pendant les principales périodes de vacances et organisation plus complexe des remplacements, entre autres. Cela poserait de graves problèmes, en particulier aux entreprises les plus petites, qui constituent l’essentiel de notre tissu économique et des postes de travail.
… menacerait les emplois et notre prospérité, Si le coût de la main-d’œuvre continue de s’alourdir en Suisse, la compétitivité des PME s’en ressentira fortement. Cela se traduira par le transfert d’emplois vers des pays plus avantageux et affaiblira l’attrait de la Suisse en tant que site d’implantation pour des entreprises internationales. L’initiative se transformerait ainsi en boomerang pour les travailleurs, menaçant notre niveau de vie élevé.
… nuirait aux travailleurs. L’initiative des syndicats promet plus de temps de repos. En réalité, les congés supplémentaires se mueraient en un piège pour les travailleurs. En effet, l’initiative menacerait des modèles de travail flexibles qui ont fait leurs preuves (postes à temps partiel, partage d’emploi ou télétravail) et écarterait des solutions taillées sur mesure dans certaines branches et entreprises. Par ailleurs, 2 semaines de vacances représentent environ un demi-salaire par employé. Concrètement, cela se ferait au détriment des augmentations salariales. Les salariés y perdraient financièrement et leur charge de travail augmenterait en raison de périodes de remplacements plus longues. En conséquence, le stress ne diminuerait pas ; au contraire, il augmenterait.
Large coalition pour combattre cette initiative Les Chambres fédérales ont catégoriquement refusé l’initiative, par 122 voix contre 61 au Conseil national et par 32 voix contre 10 au Conseil des Etats. Une large alliance regroupant les organisations économiques (dont l’Union patronale suisse, economiesuisse et l’Union suisse des arts et métiers) et les partis bourgeois (UDC, PLR, PDC, PBD, PVL) combat l’initiative. Des informations supplémentaires seront disponibles dès la mi-décembre sur le site www.initiative-vacances-non.ch. |



